De Schelling à Proust
Séailles passeur et médiateur ?
pp. 81-98
Résumé
Cette contribution fait le point sur ce qui, de Schelling, a pu s’infiltrer dans la Recherche du temps perdu, via Gabriel Séailles, et en particulier son Essai sur le génie dans l’art que Proust avait lu attentivement. Elle éclaire les deux versants de cette possible médiation, d’une part quant au rapport entre l’Essai et la philosophie schellingienne ; d‘autre part, quant au rapport entre l’Essai et ce qui s’en diffuse dans Proust, en particulier dans Le Temps retrouvé. L’enquête montre que si Séailles a lu le Schelling de son temps, le philosophe transcendantal de l’Identité et de l’art ; et que si Proust a lu Séailles, il ne s’en suit nullement que Proust fût « schellingien ». Entre Schelling, celui de la philosophie médiane et tardive, et Proust – une rencontre a lieu qui n’est pas de l’ordre d’une influence attestable, mais d’une affinité profonde autour de thèmes aussi décisifs que la sensation, l’involontaire, le réel et le temps.
Détails de la publication
Publié dans:
Bensussan Gérard, Fraisse Luc (2018) Proust-Schelling. Les Cahiers Philosophiques de Strasbourg 43.
Pages: 81-98
DOI: 10.4000/cps.401
Citation complète:
Bensussan Gérard, 2018, De Schelling à Proust: Séailles passeur et médiateur ? Les Cahiers Philosophiques de Strasbourg 43, Proust-Schelling, 81-98. https://doi.org/10.4000/cps.401.